sam. Mai 28th, 2022

FLAMBÉE DES PRIX DES ENGRAIS CHIMIQUES EN AFRIQUE: Les autorités de L’UEMOA chargées de ce domaine en alerte

Dans la vision de faire face à la flambée de prix des engrais chimiques dans l’espace UEMOA et de la CEDEAO, les Ministres en charge de l’agriculture et du commerce de l’UEMOA, ont tenu le 13 et 14 décembre 2021 au palais des congrès à Cotonou une rencontre. Aux cours des échanges, plusieurs recommandations ont été faites pour aguerrir les acteurs agricoles à affronter les déconvenues liées à l’augmentation du prix des engrais.

La réunion des Ministres en charge de l’agriculture et du commerce de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), a adopté d’importantes recommandations pour faire face à la flambée des prix des engrais chimiques sur le marché international. Les États membres de l’UEMOA, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) sont tous appelés à jouer leurs partitions pour anticiper sur les crises alimentaires que pourrait entraîner cette flambée des prix des engrais chimiques.

Au total neuf (09) recommandations sont faites par les Ministres en charge de l’agriculture et du commerce de l’UEMOA au terme de leurs assises, au sujet de la flambée des prix des engrais chimiques. Quatre (04) recommandations vont à l’endroit des États membres de l’UEMOA. Il s’agit pour eux de prendre les dispositions pour attribuer les marchés de fournitures d’engrais au plus tard le 15 janvier 2022, eu égard à la tendance haussière des prix sur le marché et aux délais importants de livraison ; prendre des mesures pour sécuriser l’approvisionnement des engrais pour les cultures vivrières dont les besoins sont évalués à près de 2 400 000 tonnes avec une bonne partie à couvrir avant le début de la campagne agricole, notamment de faciliter l’accès au financement pour les importations d’engrais ; de supprimer toutes les taxes sur les engrais là où elles existent et d’apurer les arriérés de dettes aux fournisseurs des engrais là où ils existent. Il leur est également recommandé de prêter une attention à la charge qui pèse sur les producteurs des cultures vivrières en lien avec la cherté des engrais en vue de soutenir l’élan de production dans l’espace UEMOA et de répartition équitable des efforts à consentir par les différentes parties prenantes (État, importateurs, distributeurs, de renforcer le dispositif de contrôle de la qualité des engrais dans les États et de suivre et communiquer sur les prix, les stocks et les mécanismes d’approvisionnement des engrais, notamment en vue de lutter contre les pratiques de ventes illicites et de bradage des engrais subventionnés.

À l’endroit de l’UEMOA, il lui est recommandé de mobiliser un véhicule financier pour faire face à l’urgence de la situation relative à la flambée des prix des engrais. Puis, l’UEMOA, la CEDEAO et le CILSS sont appelés à faciliter la mobilisation, par les acteurs économiques des lignes de financement disponibles de la BIDC pour le secteur agricole ; à prendre en compte les informations sur les facteurs de production agricole dans les analyses du Système Régional de Prévention et de Gestion des Crises alimentaires (PREGEC) ; à assurer la bonne coordination et la diffusion des informations sur les prix, les stocks et les mécanismes d’approvisionnement des engrais dans la région en vue notamment d’alerter sur les pratiques de ventes illicites et de bradage des engrais subventionnés et renforcer la cohérence des politiques publiques.

Le communiqué final mentionne aussi que les ministres ont pris la mesure de l’enjeu lié au risque élevé d’hypothèque de la campagne agricole 2022-2023 et ont fait le choix stratégique de promouvoir l’investissement d’urgence dans l’approvisionnement et la subvention des engrais dans l’espace en vue d’anticiper les crises alimentaires qui se présagent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *