VASTE RÉSEAU DE RANÇONNEMENT À LA DEC DÉMANTELÉ: Huit cadres devant la CRIET
Un retentissant scandale financier secoue le milieu éducatif béninois. Huit responsables de la Direction des Examens et Concours (DEC) sont poursuivis devant le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour trafic d’influence et rançonnement sur les primes des superviseurs du Certificat d’Études Primaires (CEP), session 2026.

Selon les révélations du porte-parole de la Police républicaine, le commissaire major Éric Orou Yérima, l’enquête a mis au jour un système de prédation bien rodé qui durerait depuis plusieurs années :
Système de quotas illégaux : Dix chefs de service de la DEC s’attribuaient arbitrairement chacun cinq places de superviseurs pour y placer des proches, enseignants ou non.
Ponctions massives sur les primes : Alors que le montant officiel s’élève à 200 000 F CFA par superviseur, des retenues occultes allant jusqu’à 160 000 F CFA étaient exigées. Certains agents ne touchaient au final que 40 000 F CFA.
Chantage et menaces : Les enseignants récalcitrants faisaient l’objet de menaces d’affectations punitives.
Le chef du secrétariat de la DEC est désigné comme l’instigateur principal de ces manœuvres, appuyé par plusieurs chefs de service.
À l’issue de leur présentation au parquet spécial, une personne a été placée sous mandat de dépôt et sept autres sont poursuivies sans mandat. Bien que les mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence, la saisine de la CRIET marque une étape cruciale pour assainir l’organisation des examens nationaux au Bénin.
Prospère CAKPO
