SITUATION FUNESTE DANS L’ENSEIGNEMENT AU BENIN. Les aspirants crient leur ras- le-bol.

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Depuis que les activités scolaire de 2020-2021 ont démarré au bénin le 28 septembre dernier, la polémique liée à l’augmentation horaire des enseignants aspirants fait la toile sur toute l’étendu du territoire national. Désormais, la masse horaire passe de 24h à 30h de cours par semaine pour les aspirants au métier de l’enseignement.

Cette décision gouvernementale n’est pas salutaire selon les acteurs. Henri ADJI, Coordonateur Départementale du Collectif National des Aspirants du Bénin invité sur fraternité FM de Parakou fustige : <nous savons tous que cette affaire est absolument fausse parce qu’en principe, il y a encore de la main d’œuvre. Vous êtes d’accord avec moi qu’il y a un dernier test qui a été organisé pendant les vacances et les résultats ont été donnés. Il y a donc une autre vague d’enseignants aspirants qui attendent d’être classés et ils ne sont pas encore servis. C’est pendant les vacances dernières que le test a été lancé et après ils ont été recruté parce que le résultat a été donné. Cette main d’œuvre existe encore dans la base des données qui vient d’être toilettée. Donc le gouvernement ne peut pas dire que ceux qu’ils ont recruté ne sont pas de qualité.>

Selon le coordonateur, cette décision n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement. Elle va réduire considérablement le nombre d’enseignants aspirants actuellement en service. <Lorsque nous prenons 15 enseignants qui avaient servi année écoulée, avec cette mesure, si chacun de ses aspirants doit avoir 30h de cours, alors au plus 9 pourraient avoir leur emploie du temps. Cela veut dire qu’ils pourraient être maintenus donc les 6 autres vont être remercié et ils seront au chômage> s’en désole t-il.

Face aux mesures sociales qu’évoque le gouvernement, Henri ADJI dit être étonné. << Il y a humilité intellectuelle qui voudrait que lorsqu’on prend une décision et que les techniciens au tour de soi disent que la mesure n’est pas la bienvenue parce-que voilà les conditions, voilà les risques, il est honnête qu’on accepte rebrousser chemin.>>

Des pourparlers sont en cours entre responsables syndicaux et gouvernement pour corriger le mal.

Irène TSOGBEDJE

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