avril 27, 2026

MOIS DE RAMADAN: Le partage au cœur de l’Iftar

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À l’heure où le soleil décline, une effervescence particulière s’empare des mosquées. Entre les rangées de fidèles, des plateaux chargés de dattes, des glacières chargées de bouillie, et de pains traditionnels circulent. Ce spectacle, loin d’être anecdotique, incarne l’un des piliers invisibles mais puissants du Ramadan : la fraternité agissante.

Pour beaucoup, apporter de la nourriture à la mosquée n’est pas seulement un acte de charité, c’est une quête de bénédiction. Ce geste puise sa source dans un enseignement prophétique fondamental :

« Celui qui nourrit un jeûneur pour la rupture du jeûne aura la même récompense que lui, sans que cela n’enlève rien à la récompense du jeûneur. »

Cette promesse transforme chaque repas partagé en un investissement spirituel majeur. En offrant l’Iftar (le repas de rupture), le fidèle ne se contente pas de nourrir un corps ; il s’unit à l’effort et à la dévotion de l’autre.

Au-delà de l’aspect religieux, ces banquets improvisés jouent un rôle social crucial. Ils permettent aux jeûneurs étrangers, aux personnes seules ou aux plus démunis de ne pas rompre le jeûne dans l’isolement. La mosquée devient alors une véritable maison commune où les barrières sociales s’effacent devant l’assiette partagée.

Chaque soir, c’est une organisation millimétrée qui se met en place. Des familles préparent des portions supplémentaires chez elles, tandis que des bénévoles s’assurent que chaque personne présente puisse manger à sa faim. Cette logistique du cœur montre que le Ramadan est, avant tout, une école de l’altruisme.

Si le jeûne est un exercice de privation individuelle, la rupture, elle, est une célébration collective. Par ce geste simple d’apporter de la nourriture, les fidèles rappellent que la foi se vit aussi et surtout dans le service à autrui.

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