avril 15, 2026

AXE OUASSA – FÔ-BOURÉ: Le calvaire de trop sur la route du développement

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Si le Bénin du Président Patrice Talon se transforme à vue d’œil sous le signe de l’asphaltage et de la modernisation, certaines zones de l’Atacora semblent encore suspendues au temps des pistes impraticables. Entre Ouassa et Fô-Bouré, le trajet de 48 km environ est devenu un véritable chemin de croix pour les populations.

Nul ne peut contester les avancées majeures du Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Partout dans le pays, les infrastructures routières témoignent d’une volonté de désenclavement sans précédent. Pourtant, comme le rappelle si bien la sagesse populaire : « Tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. » Pour les usagers de l’axe Ouassa – Fô-Bouré, les statistiques nationales s’effacent devant la dureté de la poussière et des nids-de-poule.

Parcourir ces 48 kilomètres n’est plus un voyage, c’est une épreuve physique et psychologique. Il faut compter entre 1h30 et 2h00 pour rallier les deux localités. Un temps de trajet anormalement long qui s’explique par l’état de dégradation avancée de la voie.

Le témoignage des voyageurs est unanime : la peur est la compagne de route fidèle. On ne craint pas seulement le retard, on craint le tonneau. La situation est telle que les passagers de taxis se voient contraints, par endroits, de descendre du véhicule pour franchir les zones les plus critiques à pied, laissant le chauffeur manœuvrer seul pour éviter le pire.

Ce tronçon n’est pas qu’une simple ligne sur une carte ; c’est un cordon vital pour l’économie locale, les échanges commerciaux et l’accès aux soins de santé. Le contraste est saisissant avec le dynamisme affiché par le gouvernement dans d’autres régions.

Les populations de l’Atacora, tout en saluant les réformes du Chef de l’État, espèrent désormais que le regard du « bâtisseur » se posera sur cet axe. Réhabiliter la route Ouassa – Fô-Bouré, c’est redonner de la dignité aux usagers et parfaire l’œuvre de construction nationale entamée depuis 2016. Car le développement du Bénin ne sera total que lorsqu’aucun citoyen n’aura plus à faire son propre « chemin de Golgotha » pour rejoindre les siens.

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