juillet 6, 2026

CINEMA DU WEEKEND À O’CINÉ: Balogou Osée Adamassou séduit le public à Parakou

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L’Institut Français du Bénin à l’Université de Parakou (IFB-UP) a vibré, ce 3 juillet 2026, au rythme du septième art. Une nouvelle édition de projection cinématographique y a rassemblé étudiants, enseignants et cinéphiles dans une ambiance conviviale, propice aux découvertes et au dialogue. L’événement mettait en lumière le talent prometteur du réalisateur béninois Balogou Osée Adamassou.

Il s’agit d’un voyage cinématographique entre écologie et tradition. Dès les premières minutes de la soirée, l’attention du public était palpable. En guise d’introduction, Jean-Claude Olabi, chargé de communication à l’Institut Français, a chaleureusement accueilli l’assistance tout en soulignant le privilège de cette rencontre : « C’est une chance pour nous de découvrir ces films et d’en apprécier la portée aux côtés du réalisateur. »

Le coup d’envoi a été donné avec la projection d’Ajile. Ce premier court-métrage est un plaidoyer pour l’agriculture durable, mettant particulièrement en avant l’usage des engrais biologiques. Interrogé sur sa démarche, Osée Adamassou confie que sa motivation est née du constat que « nous consommons local sans pour autant valoriser pleinement nos ressources ».

Sous son expertise, toutes les préoccupations du public avaient trouvé solution.

La soirée s’est poursuivie avec Igbeyawo. À travers une esthétique soignée et une narration captivante, ce second film plonge le spectateur dans les rituels pré-matrimoniaux des générations passées en milieu Idaasha au Bénin. Les spectateurs ont suivi avec une attention soutenue ces deux œuvres dont les intrigues résonnent fortement avec les réalités contemporaines.

Au-delà de la simple diffusion, la rencontre s’est prolongée par un moment d’échange direct entre le public et le cinéaste. Interpellé sur ses choix artistiques, Balogou Osée Adamassou est revenu sur son parcours et sur les défis inhérents à la production cinématographique. Sa vision est sans ambage. Transmettre l’héritage et l’histoire des anciens aux générations futures. Profitant de cette tribune, le réalisateur a vivement encouragé la jeunesse présente à croire en ses ambitions.

Les retours du public ont été particulièrement enthousiastes. Clarisse Sènan Obossou, entrepreneure, communicante et enseignante en fin de formation, a partagé sa satisfaction : « Je ne regrette absolument pas ces quelques heures passées ici. J’y ai enrichi mon expérience et découvert comment se déroulait le mariage à l’époque de nos parents. C’est une belle leçon sur la gestion des difficultés pour préserver le bonheur au sein du foyer. »

Ces deux courts-métrages confirment une fois de plus que le cinéma demeure un puissant vecteur de sensibilisation et de transmission culturelle. En initiant ce type d’événements, l’IFB de l’Université de Parakou réaffirme sa volonté de soutenir la création cinématographique locale en offrant un espace d’expression et de débat essentiel.

Le public, conquis, attend déjà avec impatience le prochain rendez-vous.

Par Edwige Gadedji (Stg)

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