ADOPTION DU TAEKWONDO COMME SPORT OLYMPIQUE: Les acteurs en parlent

Le samedi 4 septembre 2021 était la journée mondiale du Taekwondo. Ce sport a été adopté comme sport olympique au 103ème congrès général du C.I.O. Devenu un sport olympique, cette journée historique mondiale a vu le Taekwondo passer d’un art martial coréen à un sport global et universel.
Les activités physiques sont des éléments de préventions essentiels pour garder les os solides et prévenir ainsi l’ostéoporose. Pratiquer des sports permet de prévenir les lombalgies et la récurrence des symptômes. Ils améliorent également l’endurance de votre organisme, augmentent votre résistance et votre souplesse. C’est ainsi que parmi tant d’autres sports, le Taekwondo; un sport d’origine sud coréenne est déclaré officiellement sport olympique pour les jeux de Sydney en 2000 lors de la 103 eme session du CIO, le 4 septembre 1994 a Paris.
Ce moment historique est célébré chaque 4 septembre pour valoriser cet art dans le monde entier.
Engelbert AGBOTON, Professeur de Taekwondo CN 6ème Dan, Arbitre International, Agent de développement Sportif, Responsable formation des Arbitres au sein de la fédération Française de Taekwondo se prononce : « La journée mondiale du Taekwondo nous permet de montrer que le Taekwondo est un sport universel pratiqué dans le monde entier et surtout véhicule des valeurs».
Taekwondo est art martial Coréen, sport de combat, sport olympique, une école de vie et j’ai choisi cet art martial que je pratique depuis très longtemps par son côté spectaculaire, son côté aérien et son dynamisme. C’est un art martial complet, percutant et accessible à tous et qui véhicule des vrais valeurs de la vie» ajoute-t-il .
Mais comme tout autres sports, le Taekwondo a ses avantages qu’explique le Professeur AGBOTON « Plusieurs avantages caractérisent cet art martial. Nous avons les avantages physiques, mentaux et le dépassement de soi. Le taekwondo nous apprend le Respect de l’autre. Autant de valeurs dont nous avons besoin pour mieux vivre ensemble et plus longtemps dans la société.. C’est une école de vie.»
Alors le Taekwondo reste un art plein de ressources et de valeurs morales.
Bouama NATCHIMDJABO Colette une jeune pratiquante plusieurs fois championne de sa catégorie clame :
« C’est un art passionnant juste que ce n’est pas encore bien développé au Bénin ce qui est dommage car il pourrait apporter un plus au pays. Je l’ai choisi à cause de la compétition. Je voulais compétiter pour remporter des médailles que sa soit national ou a l’international».
Encore appelé un sport de combat dont le nom peut se traduire par la voie des pieds et des poings. C’est un sport plus ou moins jaloux qui demande de lui accorder le temps d’une part mais d’autre part cela vari d’un pratiquant à un autre.
Pour Bouama, «À l’instant, moi je ne fais que ça. Pour faire le taekwondo il faut vraiment avoir le temps. Être vraiment disponible. Malheureusement dans mon pays les études prennent tout le temps et en plus il n’y a pas de centre de formation qui combine les deux et comme c’est pas lucratif beaucoup finissent par abandonner ce qui veut dire qu’on peut pas cumuler le taekwondo et les études ensembles»; ceci reste le point de vue de Bouama. Mais elle ne s’empêche pas de remercier les acteurs pour cette initiative et leurs dévouement, leur amour de s’intéresser à cet art martial si passionnant.
Les informations font coulées beaucoup d’ancre et varient d’un individu à un autre. Gloria, une pratiquante très déterminée qui s’intéresse beaucoup plus à la gente féminine. Pour elle, le taekwondo contrairement aux dits de Bouama ne peut en aucun cas constituer un frein pour les études. Elle affirme donc « Moi j’arrive bien à cumuler le taekwondo avec mes études car cela reste une question d’organisation et de volonté. On peut toujours trouver de temps pour ce qu’on aime». En plus « moi j’ai choisi le taekwondo car j’aime beaucoup les arts martiaux. C’est une philosophie. C’est un guide personnel pour moi car ça renferme des principes moraux que nous devons appliquer tout au long de notre vie.
Au départ, je le pratiquais simplement pour le plaisir de faire partir d’un groupe de gens habillés en blanc qui lancent des coups de pieds et de coups de poings. Mais maintenant, je me sens comme un fil conducteur par lequel d’autres personnes, je veux parler des filles surtout, doivent passer pour s’initier à l’art. Je dois leur montrer qu’elles ont aussi leur place dans cet art. Je suis fière d’aller quelque part et que les gens me regardent différemment parce que je pratique un art martial».
Il est bien vrai que le Taekwondo est accessible à tous mais les filles s’en éloignent de trop et c’est ce que nous ressort Gloria en disant « au Bénin, quant on participe à des compétitions régionales, il y a très peu de filles dans les catégories junior et senior pour ne dire personne dans certains milieux. Je souligne ce point car je souhaite que par le travail de nous autres dames qui sommes encore sur les tapis, incitons les parents à inscrire leurs enfants filles comme garçons et à les pousser à aller jusqu’au bout si bien sûr ils en sont capables. Il n’y a pas que le combat, mais aussi la self-défense, la démonstration et le body taekwondo».
Elle ajoute que « le taekwondo est devenu un sport pour répondre aux besoins de la plupart. Il a évolué dans le temps pour plaire à tous ceux qui veulent mouvoir leurs corps. Plusieurs façons de pratiquer le taekwondo s’offrent maintenant à nous et ce durant toute notre vie. Cette diversité attire de plus en en plus de monde. Au Bénin, c’était réticent surtout la gente féminine».
Godwin Ahossinou pratiquant compétiteur et champion de sa catégorie soutient Gloria en disant « moi je cumule le taekwondo et les études car c’est un art total, outre sa spécificité de maîtrise de soi, le taekwondo confère à ses adeptes, un bon équilibre mental moral et spirituel qui se développe jour après jour et d’année en année durant toute l’existence et je l’ai choisi parce que c’est un sport de combats».
Pour Prémya Wankou, « Le Taekwondo est une discipline qui enseigne beaucoup. Elle est beaucoup plus basée sur l’utilisation des jambes. C’est une discipline beaucoup plus olympiques mais aussi martiale. Y exceller dedans, c’est facile mais ça mérite beaucoup d’engagement, de mentalités, et surtout nécessaire un peu de passion. Sans ça, difficile d’arriver au bout ou plutôt difficile de faire un long parcours dedans. Comme tout autre discipline martiale, c’est un sport assez brutal ce qui fait que les compétiteurs portent assez de protections ou équipements. Je l’ai choisi parce que j’aimais beaucoup plus le jeu et c’était aussi assez adapté à la compétition ( beaucoup plus olympiques)».
Il est très possible de combiner le taekwondo et les études car j’ai commencé sur les bancs et j’ai eu mon bac au premier coups en allant toujours aux entraînements. Actuellement, je suis étudiante en année de licence mais ça m’a pas empêché d’être et de maintenir ma forme et la place de la championne dans les -57 au Bénin et de faire mes preuves aussi à l’international. Au contraire même, ça aide beaucoup dans les études» avoue Prémya Wan
Se fixer des objectifs, vous permet de voir que petit à petit vous les atteignez. Certains n’hésitent pas à mettre en place des tableurs de suivi avec pourcentage de réalisation de la tâche. Les bienfaits du Taekwondo sont multiples et multiformes et comme tout sport, le taekwondo permet d’améliorer la condition physique et l’état de santé générale, ce qui en fait un bon moyen pour combattre les risques de maladies cardiovasculaires.
Hector Q. C Avih (Stg)