BLOCAGE DU PÉTROLE NIGÉRIEN : Les populations en otage ?

Depuis le coup d’État au Niger en juillet 2023, les relations entre le Bénin et son voisin sont tendues. Un nouveau bras de fer vient de s’ouvrir avec le blocage du pétrole nigérien par le Bénin.
Selon RFI, le 6 mai dernier, les autorités béninoises ont notifié à l’ambassadeur de Chine au Bénin leur décision de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien depuis la station terminale du pipeline de Sèmè Kpodji, tant que la frontière nigérienne, toujours fermée, ne sera pas rouverte. Dans la pratique, le Bénin interdira ses eaux aux bateaux qui viendront pour charger le pétrole nigérien destiné à l’exportation, privant ainsi le Niger de ses revenus pétroliers, estimés à 90 000 barils par jour.
Cette nouvelle escalade de tension s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales déjà fragilisées par le coup d’État et la fermeture de la frontière nigérienne. Le président béninois, Patrice Talon, n’a pas caché son opposition au putsch militaire au Niger, ce qui a accentué les tensions entre les deux pays.
Ces tensions et décisions ne font qu’aggraver la situation des populations des deux pays. La fermeture de la frontière nigérienne a déjà porté préjudice à beaucoup, et le blocage du pétrole nigérien ne profitera qu’aux puissants au détriment des populations. Les citoyens béninois et nigériens sont les premières victimes de ces bras de fer politiques.
Face à cette situation qui pénalise lourdement les populations des deux pays, il est urgent que les autorités béninoises et nigériennes s’engagent dans un dialogue constructif afin de trouver une solution pacifique et durable à ce différend. Le bien-être des populations doit être la priorité absolue.