DÉLIBÉRATION DES RÉSULTATS DU BACCALAURÉAT 2021: » Le BAC n’est pas une fin en soi ni la fin du monde » dixit Symphorien BAH

Les candidats au Baccalauréat session de juin 2021 sont depuis le mercredi 14 juillet, entrés en possession de leur résultat via le site e-resultat. Très souvent après la proclamation des résultats, l’euphorie gagne le coeur des admis et la tristesse s’empare des inadmis. Face à ce phénomène, l’on ne devrait pas considérer la réussite ou l’échec comme une fin en soi.
64,42% est le taux de réussite de cette année au plan national. Généralement après l’obtention du BAC, les heureux se sentent délivrer d’un joug qui leur pèse dessus et comme le soutiennent les saintes écritures : « encore un peu de sommeil et la pauvreté s’empare d’eux ». De jour comme de nuit, ils s’adonnent aux distractions, au sommeil, et déjà, se retrouvent rattraper par le temps. Comme un voleur, ils se voient surpris par le temps et déjà, des remords.
Pour valider l’assertion selon laquelle: « un homme averti en vaut deux », le Psycho-sociologue Symphorien BAH estime à travers son opinion qu’obtenir le baccalauréat n’est pas gage d’emplois. « Obtenir le Bac ce n’est pas un aboutissement, mais plutôt un départ sérieux. Car, quand vous faites un mauvais choix, ça vous engage toute votre vie. Il faut etre conscient de l’enjeu de la situation de maintenant et se reprendre au sérieux » affirme-t-il.
Se prendre au sérieux nécessite un bon choix et une bonne remise en question de soi pour mieux affronter l’avenir. Loin des regards des parents, surveillants et censeurs, l’étudiant, seul, se retrouve face à son destin.
Les déboires que traînent les élèves du siècle présent jusqu’à l’université ne sont pas de nature à applaudir les 64,42% du taux d’admissibilité. Au delà, les matières notamment les mathématiques ; PCT qualifiées de « bête noire » sont des pierres d’achoppement que rencotrent certains élèves et qui ne rassurent pas d’un meilleur avenir. Mais pour le Psycho-sociologue ces maux ne doivent pas nous alarmer car : « chacun prend sa vie en charge, se remet en question et peut toujours s’améliorer » estime Symphorien BAH.
Pas de péril en la demeure et donc pour obtenir de bons cadres issus de ces résultats, il faut revoir la formation actuelle. Car, seule la bonne formation d’aujourd’hui détermine le niveau des cadres de demain. Les intellectuels tarés et le désert de compétence que le Bénin a, sont à corriger à travers la revue des formations qui sont données aux élèves.
Après le BAC, la course vers le destin continue et l’engagement des parents s’avère aussi nécessaire même s’ils deviennent étudiants.
Obtenir le Baccalauréat n’est pas une fin en soi et l’échec ne signifie pas la fin du monde. La responsabilité de chacun et de tous doit être engagée pour un avenir probant.
Mansouratou Adéni Djibril (Stg)