JOBS DES VACANCES À PARAKOU: Les apprenants déjà au travail !

0
IMG-20210701-WA0060

C’est parti pour au moins deux mois de repos pour les apprenants. Après le travail, place à un peu de loisir, de voyage et distraction pour vivre des moments de vacances. Pendant que certains ont la liberté d’effectuer des voyages, passer toute la journée à changer des chaines devant leur écran plasma, d’autres, par contre, s’adonnent à des activités rémunérées. Déjà à Parakou, le constat est palpable. Un tour dans la ville de Parakou nous a permis de prendre les avis de ceux qui s’adonnent aux jobs de vacances ce 1er juillet 2021.

Plusieurs activités sont menées par les apprenants dans la cité de Kobourou pour mener à bien leurs vacances. Certains mènent ces activités par nécessité voire par plaisir et d’autres par obligation. Fille comme garçon, c’est le moment de se faire de l’argent pour venir en aide aux parents ou pour ses propres besoins dans certains cas.

Nous avons rencontrés quelques vacanciers qui nous racontent leur raison. « Moi j’aime être indépendant financièrement, donc pendant les vacances je me cherche du travail pour ne pas toujours aller chez les parents » nous a confié Abdou Samadou GOUNOU, un candidat au BAC à l’attente des résultats d’examens. « Je fais souvent des jobs d’aide maçon et de laboureur dans les champs, c’est un choix personnel et personne ne m’y oblige. cet argent je Avec ces jobs, côté maçonnerie je suis à deux mille francs par jours, et quand je ne trouve pas de chantier je me rends dans les champs pour offrir mes services. C’est au maximum quatre mille francs qu’on gagne après avoir nettoyé le quart d’un hectare de champs. Avec peux aider mes parents dans certaines dépenses et surtout subvenir à mes propres besoins » ajoute Abdou Samadou GOUNOU.

Plus loin dans la ville on rencontre Fridaous ISSIFOU, une élève qui passe en classe de troisième. Elle vend des arachides avec des œufs dans un plateau. Rencontrée dans un garage en train de vendre des arachides aux garagistes, elle se confie à nous. «J’ai décidé de vendre des arachides pour venir en aide à ma mère qui est la seule à prendre soin de quatre enfants dont je suis l’aînée. Je le fais chaque année pendant les vacances. Ce que je vais gagner me permettra d’apprêter mes fournitures et d’autres … » « Je gagne par jour mille cinq cents francs comme bénéfice. Ça dépend parfois du marché » continue-t-elle dans son propos.

Onezine quant à elle est obligée d’aller aider sa maman à la boutique toute la journée. « J’ai bien envie d’aller en vacances à Cotonou comme mes petits frères, mais ma maman refuse de me laisser partir. Je devrais l’aider à la boutique parce qu’elle a souvent beaucoup de clients à satisfaire à la fois » fait savoir Onezine l’air vraiment pas gaie.

Les activités que mènent ces apprenants ne sont pas très souvent sans conséquences. Des accidents de travail, des cas de surexploitation et de mépris de certains chefs.  » Il nous arrive de travailler toute la journée et ne pas être payé sur certains chantiers. Certains chefs maçons avancent qu’ils ne sont pas encore été payés. Il arrive qu’on se blesse pendant le travail, mais le chef ne prend pas en charge les soins » martèle Abdou Samadou GOUNOU.

Les vacances sont des moments de repos et aussi pour préparer la rentrée prochaine. A cet effet, ceux qui nont personne sur qui compter pour une reprise des cours prochains, sadonnent presque à toutes les activités pour réunir un peu de sous et mieux démarrer la rentrée. Même si certaines ONG et associations luttent contre le travail des enfants, ils sont nombreux dans nos marchés à profiter de ce temps pour se faire aussi de largent.

Noter ce.t post

À propos de cet auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *