JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES : Une pratique qui viole les droits humains

La communauté internationale célèbre ce jour samedi 06 janvier 2021 la journée mondiale de la tolérance zéro des mutilations génitales féminines. Cette journée a pour occasion de sensibiliser et prendre des mesures contre ces mutilations.
Les mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Elles sont considérées comme étant une violation des droits humains des femmes et des filles, notamment de leurs droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, ainsi que de leur droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.
Généralement, les filles qui subissent des mutilations génitales font face à des complications à court terme, telles que des douleurs intenses, des saignements excessifs voire des infections et des difficultés à uriner ainsi que des conséquences à long terme sur leur santé sexuelle, reproductive et mentale.
« Unissons-nous pour transformer les normes sociales néfastes ; finançons des approches novatrices et celles qui se sont montrées efficaces et agissons pour mettre fin aux mutilations génitales féminines à l’horizon 2030». C’est au tour de cet thème qu’ensemble le programme conjoint du Fonds des Nations Unis pour la population (UNFPA) et du Fonds des Nations Unis pour l’Enfance (UNICEF) sur l’élimination des mutilations génitales féminines ainsi que le comité interafricain sur les pratiques traditionnelles néfastes (IAC) se sont basés pour lutter contre cette pratique. Raison pour laquelle des efforts se fournissent par l’ONU afin de pouvoir éliminer complètement cette pratique d’ici à là 2030.
Au Bénin, une campagne de dialogue a été initiée par une organisation des affaires sociales dans plusieurs localités du septentrion entre les autorités et les acteurs communaux sur l’excision. Cet échange a permis aux organisateurs d’inviter toutes les couches sociales à dénoncer la pratique afin de contribuer à sa lutte.