JOURNÉE MONDIALE DE LA MUSIQUE: Le slam, la musique des mots

0
IMG-20210621-WA0029

« Rendons à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César » dit-on. Ce Lundi 21 juin 2021, le monde rend à Menuhin la journée mondiale de la musique qu’il a initiée depuis 1975. Au Bénin, ils sont plusieurs à faire la fierté de cet art. Dans le lot figurent les slameurs.

Dans le cadre de cette journée, nous sommes partis découvrir Abdou Rahim MABOUDOU, licencié en Anglais option études africaines à l’Université d’Abomey Calavi, communicant et passionné de culture, littérature et tourisme et auteur d’un recueil de poème et Slameur.

Depuis le 1er avril 2017, sans grande base en la matière, Abdou Rahim MABOUDOU a commencé par écrire des textes émouvants qui méritaient d’être plus entendus, écoutés. Derrière cette belle aventure bien adulée aujourd’hui, se cache une histoire nous confie le slameur : « Au début le 28 janvier 2017, j’étais juste parti pour écrire sur les maux de la société. Puis, une amie Christelle AGBO m’a fait remarquer que mes textes méritent d’être déclamés que de rester simplement sur support écrit. Voilà comment a commencé une série de coaching. D’abord, avec Gloire AYETOLOU qui m’a appris les bases de la diction. Christelle elle, m’a enseigné la gestion scénique, la transmission des émotions, le travail sur la voix, la tenue vestimentaire etc. Coucou Christ ».

Ce parcours, a relancé le slameur et le positionne sur la bonne piste du slam modernisé. Avec son piano et sa flute, Abdou Rahim MABOUDOU connu sous le nom d’artiste Bravo, arrive à transmettre des émotions qui méritent des ovations lors de ses prestations. Mais pour ne pas se répéter et rester stagner, il lit constamment. « La nuit avant de dormir, tôt le matin, dans le bus… La lecture est un nutriment pour l’esprit » renchérit-il.

Quand on fait ce qui est hors du commun, les réactions de l’entourage diffèrent sans doute. Pour le cas d’Abdou Rahim par ses réflexions et son habillement, son entourage le trouve bizarre. Pour ne pas se limiter aux mots négatifs, MABOUDOU lui, reste positif : « maintenant ce que mon entourage pense de moi ne me regarde pas. Chacun est libre de penser je me dis ». Célibataire de son rang, il aime trois couleurs qui pour lui, ont de significations : « j’aime les couleurs bleue, blanche et noir. Le bleu symbolise pour moi l’infinité un peu comme le ciel, la mer. C’est l’incarnation de l’immensité divine. Le blanc pour symboliser la paix ; la sagesse et la pureté. Le noir pour symboliser la vie tout simplement. »

Son regard sur le slam a Parakou est d’une bonne mention : « le slam se porte comme un charme à Parakou. Il fait son petit bonhomme de chemin même s’il n’est pas encore bien payé, il va bien. Les gens qui connaissent la chose l’aiment et l’adorent. Mais je me dis qu’il faut y aller en langues locales afin de toucher plus de personnes et avoir plus de férus de slam à Parakou. »

Abdou Rahim MABOUDOU célèbre ce 21 juin ; journée mondiale de la musique en allant à la rencontre de ses aînés artistes à Cotonou pour d’éventuels collaboration.

Selon Nelson Mandela, « on peut être pauvre, avoir une maison brûlante ou même avoir perdu son travail, mais les chansons redonnent espoir ». Pour semer dans le cœur de quiconque qui écoute le slameur chanter cet espoir, Abdou Rahim MABOUDOU de jour comme de nuit s’active. À l’occasion de cette célébration, les artistes quels qu’ils soient se doivent de revoir leur carnet afin de redorer le blason et corriger les maux de la société.
Noter ce.t post

À propos de cet auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *