RECRUDESCENCE DES CAS DE VOL À PARAKOU: Qui pour mettre fin à la saignée ?

0
received_807720556598132

La plaie devient béante, la douleur persiste et la peur gagne les âmes. Dans le rang des jeunes, femmes et hommes, la psychose devient générale et la situation les amène à qualifier Parakou de « autre chose ». Le vol et les braquages deviennent répétitifs dans la ville. Les jeunes qui se refusent le sommeil, tôt le matin, coupent la voie aux paisibles citoyens qui doivent très tôt vaquer à leurs occupations. Ils sont très souvent deux ou trois sur des motos sans plaques, visage plus ou moins voilés, tenant en main des fers, machette ou même de pistolet pour accomplir leur sale besogne.

Ces jeunes, dès 5h à 6h moins ; heure où l’obscurité cède sa place au jour se remorquent et se mettent en circulation. Leur butin très souvent, ce sont les téléphones androïd. Un jeune homme aux initiales Y. G. confirme : « ils nous suivaient mes sœurs et moi et nous ne le savions pas. Nous allions au culte matinal. Dès qu’ils nous ont vus entré dans une ruelle pas électrifiée, ils nous ont dépassés et interceptés. Aussitôt, l’agresseur nous a lancé pour mot : donne ; donne, soulevant sur moi sa machette. Sur le coup, j’ai jeté mon portable que j’avais sur moi. Il l’a ramassé et a rejoint les deux autres sur la moto et ils ont pris départ. Nous avons crié à l’aide mais malheureusement il n’y a qu’un homme riverain qui était sorti mais trop tard. C’est entre Zongo et Gbira».

Un autre du retour de la prière tenant sur lui deux téléphones nous témoigne sa mésaventure : « ils m’ont dépassé et je n’avais même pas dans la tête qu’ils peuvent être des malfaiteurs. Quand j’ai fait sortir mon téléphone, cela a attiré leur attention. Du coup, ils ont faits demi-tour. L’un d’eux m’a approché disant donne le portable. Je lui ai dit que je n’en ai pas. Il a soulevé sur moi un fer pour m’abattre. J’ai jeté mes deux téléphones et il les a pris et ensembles, ils ont pris fuite ; c’était aux environs de 7h moins. »

Combien sont-ils dans la troisième ville à statut particulier à subir les agressions de ces jeunes sans boussole qui n’ont trouvé qu’agresser pour vivre !

Certains parakois rencontrés pensent que la ville vit dans un déficit d’agents de sécurité. D’autres quant à eux, reviennent sur la question de certaines zones ou voies bien fréquentées non électrifiées.

Pourtant, nous sommes dans la troisième grande ville du Bénin. Ce fait inquiétant relance le débat autour de la question de la sécurité dans la ville de Parakou. Même si certains affirment que la sécurité est d’abord individuelle, les populations se voient obligées de sortir à ces heures à risques pour satisfaire leurs besoins. Pendant ce temps, qui veillera sur elles ? Les équipes de patrouilles de la police républicaine de chaque arrondissement vont-elles vraiment jusqu’aux fonds des voies ? Interpellent-elles toute personne de bonne apparence ou pas pour un contrôle ?

Tant de questions que se pose le Parakois. De toute évidence, il est clair que la sécurité à Parakou a du plomb dans l’ail.

Noter ce.t post

À propos de cet auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *