REPRISE DES COURS À PARAKOU: 4 élèves par banc, d’autres au sol à l’EPP Kpérou-guerra

La rentrée académique 2021-2022 avec les apprenants a véritablement démarré le 20 septembre 2021 à l’école primaire publique de Kpérou-guerra. Triste est de constater ce mardi 05 octobre 2021 dans cet établissement, que certaines classes manquent de tables et bancs pour les apprenants.
La rentrée oui, mais les autorités en charge de l’éducation ont-elles pensé aux conditions d’études des apprenants pour cette rentrée ?
Assis quatre sur des tables et bancs, certains sur des bancs uniquement, et d’autres à même le sol, c’est le calvaire que vivent certains élèves dans certaines classes l’EPP Kpérou-guerra.
Le constat est parti d’un apprenant qui s’est plein à ses parents qu’il était en incapacité de bien recopier les leçons par manque de tables dans sa classe. Les parents stupéfait face à la déclaration de leur garçon en classe de CE1 sont allés vérifier les faits. Les faits se sont avérés réels et inconcevables par les parents. Et pourtant le gouvernement et des confédérations ont pris langue avant de se convenir sur la reprise effective des cours.
L’équipe de rédaction a fait une descente sur le terrain pour vérifier l’information reçue. Effectivement, nous avons constaté dans un module classe fait à base des feuilles de tôle ; des enfants assis sur le sol les ardoises en mains pour faire des exercices donnés par la maîtresse. Certains assis sur des bancs sans table et ceux qui avaient la chance d’être sur des tables et bancs étaient quatre sur des tables. Plus loin dans un autre module de classe on voit des apprenants assis sur des briques pour suivre les cours.
Un parent d’élève dans l’enceinte de l’établissement s’est aussi confié à nous: « je suis venue à l’école voir ma fille pour lui remettre de l’argent ce matin. Grande a été ma surprise de la voir assise sur une brique, cahier à la main pour recopier des leçons. C’est triste pour l’éducation au Bénin» a fait entendre dame Zouleya. « Nous n’avons pas tous les mêmes moyens de mettre nos enfants dans les écoles privées, je demande aux autorités la ville de Parakou de nous venir en aide. La réussite de nos enfants réside dans les conditions de travail qu’on leur offre» a-t-elle ajouté abattue par la situation.
L’éducation est primordiale pour les enfants et les conditions pour s’y plaire doivent aussi être très essentielles pour leurs réussites. Établissement non clôturé laissant les enfants dans l’insécurité…
Le volet entretien de notre enquête sera consacré aux propos du Chef du premier d’arrondissement de Parakou ainsi que la première responsable du complexe afin de mieux savoir les tenants et aboutissants de cette situation.