février 1, 2026

RÉSULTATS DES LÉGISLATIVES DE JANVIER 2026: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

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L’histoire est-elle un éternel recommencement à l’assemblée nationale ? Alors que les résultats des législatives de 2026 tombent ce 17 janvier, le Bénin semble opérer un bond dans le passé. Entre durcissement des règles électorales et isolement des oppositions, le nouveau visage de l’Assemblée nationale rappelle étrangement celui de 2019.

En 2019, le paysage politique béninois marquait les esprits par une configuration inédite : une Assemblée qualifiée de monocolore, occupée exclusivement par le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste (devenue UPR); deux partis de la mouvance. À l’époque, le seuil de 10 % des suffrages au plan national avait fait office de filtre.

Sept ans plus tard, la célèbre maxime d’Antoine Lavoisier semble s’appliquer à la lettre à la géopolitique locale. Malgré l’ouverture démocratique observée lors de la précédente législature avec l’entrée du parti Les Démocrates, le relèvement du seuil électoral à 20 % vient de redessiner la carte du pouvoir.

Si Les Démocrates avaient réussi à briser l’exclusivité de la mouvance présidentielle par le passé, l’année 2026 marque un coup d’arrêt brutal. En choisissant de ne conclure aucun accord de gouvernance avec d’autres formations de l’opposition ou de la mouvance, le parti de l’ex-Président Boni Yayi s’est retrouvé face à un mur arithmétique.

Les Démocrates échouent à atteindre la barre fatidique des 20 % au niveau national.

La FCBE et Moele-Bénin, malgré leurs ancrages respectifs, restent également sur le carreau.

Rien ne s’est perdu dans la stratégie de la mouvance, rien ne s’est créé dans l’offre politique alternative qui n’ait pu s’unir ; tout s’est transformé en un retour à la case départ. Le système électoral, en durcissant ses conditions d’accès, a mécaniquement filtré les sièges pour les concentrer de nouveau entre les mains des deux grands blocs de la mouvance présidentielle.

Cette configuration nous replonge dans l’ambiance de 2019, où le débat parlementaire se jouait entre « les mouvanciers ». La transformation est complète : les acteurs ont changé, les discours ont évolué, mais la structure du pouvoir législatif redevient ce qu’elle était il y a sept ans.

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