TOGO: Vague de contestation après la réforme constitutionnelle de 2024
La tension politique ne retombe pas à Lomé. Un collectif de 43 organisations de la société civile (OSC) s’élève d’une même voix contre la nouvelle loi fondamentale adoptée en 2024. Exigeant une révision du texte, ces acteurs dénoncent un passage en force qui menace les fondamentaux de la démocratie togolaise.
Le front du refus s’organise et se renforce au Togo. À travers une déclaration conjointe, 43 organisations associatives et de la société civile ont formellement rejeté la révision constitutionnelle promulguée cette année. Au cœur de leur grief : le manque flagrant de concertation et d’inclusivité lors de l’élaboration de ce texte majeur.
En instaurant un régime parlementaire, la réforme de 2024 a profondément redessiné l’équilibre des pouvoirs. Une « modernisation institutionnelle nécessaire » selon les autorités au pouvoir ; une manœuvre pour « hyper-concentrer l’exécutif » et s’y maintenir selon l’opposition et le milieu associatif.
Pour les signataires, la sortie de crise passe impérativement par la réouverture d’un dialogue national sincère. Alors que la sous-région ouest-africaine traverse une période d’incertitudes et de fragilités politiques, les OSC rappellent une règle fondamentale : aucune réforme institutionnelle ne peut garantir la stabilité du pays sans transparence, consensus et légitimité populaire.
Joseph HOUNKPATIN
