BRAS DE FER AVEC WASHINGTON: La juge béninoise Reine Alapini-Gansou attaque les sanctions américaines en justice

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Face aux mesures punitives décrétées par l’administration de Donald Trump, la magistrate béninoise Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou et deux de ses consœurs de la Cour pénale internationale (CPI) ripostent. Elles attaquent les États-Unis devant leurs propres tribunaux pour faire annuler des sanctions qu’elles jugent illégales.

C’est une première dans les annales de la diplomatie judiciaire. Refusant le profil bas, la juge béninoise Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou a choisi de porter l’estocade sur le terrain juridique américain. Aux côtés de deux autres magistrates de la CPI, elle réclame l’annulation des représailles financières et des restrictions de déplacement imposées par la Maison-Blanche.

Pour ces haut-magistrates, ces sanctions constituent une tentative d’intimidation visant à paralyser leurs enquêtes et à briser l’impartialité de la juridiction de La Haye. Le message porté devant le juge américain est clair : en s’enprenant personnellement aux juges, Washington remet en cause le principe même d’une justice internationale équitable.

Jusqu’à présent, la CPI s’en remettait à des soutiens diplomatiques (Union européenne, Union africaine, États parties au Statut de Rome). En portant le fer au cœur du système judiciaire des États-Unis, les trois juges déplacent le combat sur le terrain des libertés et du droit américain.

Pour le Bénin, voir l’une de ses plus éminentes juristes affronter l’exécutif de la première puissance mondiale constitue un symbole fort. L’issue de ce procès inédit déterminera si les institutions internationales peuvent encore exercer leur mandat à l’abri des pressions politiques.

Prospère CAKPO

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