juillet 3, 2026

BURKINA FASO / DIPLOMATIE: La CNAVC exhorte le président à aller plus loin

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Ce mercredi soir 1er juillet 2026, la Coordination Nationale des Associations de Veille Citoyenne (CNAVC), représentée par des délégations venues de toutes les régions, a investi le rond-point Capitaine Ibrahim TRAORÉ à Ouagadougou. Objectif de cette mobilisation : saluer la rupture diplomatique avec Paris annoncée une semaine plus tôt, et pousser le gouvernement à aller au bout de sa logique.

C’est une démonstration de force et de soutien qui s’est tenue au cœur de la capitale burkinabè. Le 26 juin 2026, sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Burkina Faso a officiellement acté la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Une décision qualifiée d’« historique » par la CNAVC.

« Le peuple burkinabè, épris de liberté et de dignité, attendait ce tournant depuis longtemps », a lancé un responsable de la coordination, sous les ovations de la foule et les slogans patriotiques. Réunis en grand nombre autour de cette place devenue une véritable tribune populaire, les militants estiment que ce choix ne doit pas rester un simple effet d’annonce. Si, pour certains manifestants, ce geste est jugé tardif, le mot d’ordre unanime reste : « mieux vaut tard que jamais ».

Pour la CNAVC, cette rupture dépasse le cadre symbolique ; elle doit ouvrir une nouvelle ère diplomatique pour le Burkina Faso. La coordination salue la volonté des autorités de transition de diversifier les partenariats du pays. Cependant, les manifestants ont posé une ligne rouge claire : les futures alliances devront impérativement être fondées sur le respect mutuel et une souveraineté pleinement assumée.

En clair, selon la CNAVC, il s’agit désormais de reprendre la main sur les choix stratégiques du pays, de protéger rigoureusement les intérêts nationaux et d’ancrer une diplomatie de rupture en parfaite adéquation avec les aspirations des populations.

La mobilisation du 1er juillet envoie ainsi un double signal : d’une part, une adhésion populaire massive à l’idée que le Burkina Faso peut redéfinir ses alliances sans complexe ; d’autre part, une interpellation directe du pouvoir.

Au fil des prises de parole, le message est resté sans équivoque : le peuple soutient fermement la décision présidentielle, mais il attend désormais des actes concrets pour consolider cette souveraineté retrouvée.

Prospère CAKPO (Stg)

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