UNIVERSITÉ OU APPRENTISSAGE APRÈS BAC: Le grand dilemme des nouveaux bacheliers
Une fois la joie des résultats du baccalauréat passée, une question cruciale s’impose à tous les diplômés : que faire maintenant ? Faut-il s’inscrire à l’université ou apprendre un métier pour entrer rapidement dans la vie active ? Face à la réalité du marché de l’emploi, les avis se partagent entre la voie académique et la formation pratique.
Pour de nombreux jeunes, ce choix dépend des moyens financiers, des ambitions personnelles et des passions. Mais aujourd’hui, une nouvelle tendance se dégage : refuser de choisir et cumuler les deux parcours.
Pour Olivia Sinkoueri, les études et l’apprentissage sont complémentaires. « Si le temps me le permet, je veux faire les deux. On ne sait jamais où la vie nous conduira », confie-t-elle. Pour elle, diversifier ses compétences est le meilleur moyen de s’adapter au marché du travail.
Un autre jeune bachelier, qui préfère garder l’anonymat, partage ce constat. Selon lui, le diplôme universitaire ne garantit plus automatiquement un emploi : « Tu peux finir tes études et rester à la maison. Mais si tu apprends un métier, cela peut t’aider en attendant de trouver un travail. »
Exercer une activité manuelle ou commerciale en parallèle des cours permet aussi d’éviter l’oisiveté, de financer ses études et de devenir plus vite autonome. C’est une stratégie de plus en plus recommandée par les spécialistes de l’insertion professionnelle.
Dans un audio, le Dr Florent Eustache Hessou défend quant à lui une position plus tranchée. Pour lui, l’apprentissage d’un métier technique reste le remède le plus efficace contre le chômage des jeunes. Il invite ces derniers à dépasser les préjugés qui collent aux formations manuelles.
« Regardez nos chantiers : nous manquons de conducteurs de poids lourds. Nous avons besoin de bacheliers qui apprennent ces métiers. La topographie, la technographie… il existe tellement de métiers qui nourrissent leur homme », affirme-t-il.
Face aux difficultés économiques, la tendance est clairement à la double compétence. L’objectif n’est plus seulement d’obtenir un diplôme, mais de construire un parcours sécurisé pour l’avenir.
Pour les nouveaux bacheliers, la vraie question n’est donc plus de choisir entre le campus et l’atelier, mais de trouver le bon équilibre entre les études universitaires, l’apprentissage pratique et l’entrepreneuriat pour s’assurer un avenir stable.
Déodora ALLOGBE (Stg)
