FIASCO À LA CAN 2025: le gouvernement gabonais suspend les Panthères « jusqu’à nouvel ordre »
Le couperet est tombé. Au lendemain d’une élimination humiliante dès le premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc, le gouvernement gabonais a annoncé des mesures radicales : la suspension de l’équipe nationale, la dissolution du staff technique et la mise à l’écart définitive de plusieurs cadres, dont le capitaine Pierre-Emerick Aubameyang.
L’onde de choc traverse tout le pays. Après un parcours catastrophique dans le Groupe F soldé par trois défaites en trois matchs, dont un ultime revers cruel face à la Côte d’Ivoire (3-2) le 31 décembre 2025, les autorités gabonaises ont décidé de siffler la fin de la récréation.
Zéro point au compteur, une défense aux abois et une élimination prématurée : le bilan des Panthères au Maroc est le pire de l’histoire récente du pays. Malgré un sursaut d’orgueil lors du dernier match où ils menaient 2-0, les hommes de Thierry Mouyouma ont sombré dans les arrêts de jeu, scellant leur sort et celui de leur encadrement.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministre des Sports, Simplice-Désiré Mamboula, n’a pas mâché ses mots, qualifiant la prestation de l’équipe de « déshonorante » et contraire aux valeurs d’excellence de la République.
Pour une restructuration immédiate le gouvernement a décidé :
La suspension de l’équipe nationale : Toutes les activités des Panthères sont gelées jusqu’à nouvel ordre.
La dissolution du staff : Le sélectionneur Thierry Mouyouma et l’ensemble de ses collaborateurs sont démis de leurs fonctions.
La mise à l’écart des cadres : Les vétérans Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans) et Bruno Ecuele Manga (37 ans) sont officiellement écartés de la sélection nationale.
Si cette décision radicale est saluée par une partie des supporters excédés, elle place le Gabon dans une zone de turbulences juridiques. La FIFA, instance faîtière du football mondial, interdit strictement toute interférence politique dans la gestion des fédérations nationales. Libreville s’expose donc à une suspension internationale de ses clubs et de toutes ses sélections si la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) est jugée sous tutelle directe du gouvernement.
« Nous devons rétablir la rigueur et la responsabilité », a martelé le ministre pour justifier ce choix. Pour le football gabonais, l’année 2026 commence par un saut dans l’inconnu, entre désir de refondation et risque d’isolement diplomatique sportif.
