INTERNET AU BÉNIN: Le piège du clic facile
Depuis la baisse des tarifs de connexion internet au Bénin, l’accès au monde numérique n’a jamais été aussi simple. Mais derrière cette opportunité se cache un revers de la médaille inquiétant : une jeunesse qui consomme la distraction au détriment de l’édification.
Le constat est amer dans les grandes villes comme dans les hameaux. Là où le haut débit devrait servir de levier pour la formation continue, l’apprentissage de nouveaux métiers ou la recherche de bourses, il semble s’être transformé en un vaste terrain de jeux. TikTok, Facebook et YouTube sont devenus les nouveaux refuges d’une jeunesse en quête de « buzz » et de divertissements stériles.
Alors que le niveau intellectuel moyen connaît une baisse préoccupante et que les valeurs sociales s’effritent, l’usage abusif des réseaux sociaux agit comme un anesthésiant. Au lieu de suivre des tutoriels constructifs ou des formations en ligne, beaucoup de jeunes s’enferment dans des spirales algorithmiques qui ne produisent que du vide.
« La connexion internet est un outil. Entre les mains d’un visionnaire, c’est une bibliothèque universelle ; entre les mains d’un insouciant, c’est un gouffre temporel. »
Cette baisse des prix par les réseaux GSM ne doit pas être le moteur de notre déclin intellectuel, mais le carburant de notre émergence. Il est urgent que la couche juvénile comprenne que l’économie numérique de demain se bâtit sur des compétences réelles et non sur des vidéos éphémères.
Le défi est lancé : saurez-vous transformer vos mégaoctets en savoir, ou continuerez-vous à les sacrifier sur l’autel du divertissement ?
