juillet 7, 2026

JUSTICE / CRIET: Cinq ans de prison, dont deux fermes, requis contre Samuel Akindes Adékambi

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, ce lundi 6 juillet 2026 à Cotonou, le dossier de Samuel Akindes Adékambi. L’ancien chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou est poursuivi pour abus de fonction. À l’audience, le premier substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de déclarer le prévenu coupable des faits d’abus de fonction, sur le fondement de l’article 375 du Code pénal.

Dès l’ouverture des débats, Yasmine Comlan, assistante de Lionel Talon, a été entendue. Elle a confirmé avoir remis au prévenu une somme de trois millions de FCFA pour le compte de son employeur. Toutefois, elle a indiqué ne pas être en mesure de préciser si cette somme était destinée au financement d’une campagne électorale ou au projet du centre communautaire Eya.

Lors de la précédente audience du 1er juin 2026, Samuel Akindes Adékambi avait présenté sa version des faits. Il avait expliqué que ses relations avec Lionel Talon remontaient à environ trois ans, dans le cadre d’un projet de construction d’un terrain de football au profit des jeunes d’Akogbato, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou. Selon le prévenu, le premier projet proposé ne prévoyait qu’un centre culturel dénommé « Eya ». Il avait alors demandé qu’un terrain de football y soit intégré avant de donner son accord.

Concernant les mouvements de fonds évoqués dans le dossier, Samuel Akindes Adékambi a contesté avoir reçu la somme de 200 000 FCFA destinée, selon l’accusation, à l’organisation d’un cocktail pour les jeunes d’Akogbato. En revanche, il a reconnu avoir perçu trois millions de FCFA, tout en soutenant que cet argent lui avait été remis pour financer sa campagne électorale et non le projet communautaire.

Il a également déclaré que Lionel Talon lui aurait initialement refusé un soutien financier en raison de son absence lors de précédentes campagnes électorales. Après des échanges, les deux hommes se seraient accordés sur une aide de trois millions de FCFA, remise par l’assistante de Lionel Talon à l’issue d’une réunion consacrée au projet d’Akogbato.

Le prévenu a enfin indiqué avoir été interpellé par les agents de la Brigade économique et financière (BEF) le 1er mai 2026, quelques jours après la remise de cette somme, alors qu’il participait à une marche de remerciement au président Patrice Talon.

À l’issue des plaidoiries, les avocats de la défense ont sollicité la relaxe pure et simple de leur client. La Cour a renvoyé le délibéré au 27 juillet 2026.

Par Iréné N’KOUE (Stagiaire)

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