avril 16, 2026

EFFONDREMENT D’UNE GALERIE D’ORPAILLAGE À KOUSSIGOU MONTAGNE : déplacement du procureur sur un site toujours sous tension.

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Trois jours après l’effondrement d’une galerie d’orpaillage à Koussigou Montagne, la situation demeure préoccupante. En dépit de la gravité du drame et des pertes humaines redoutées, les activités d’extraction se poursuivent sur le site, dans un climat marqué par une inquiétante banalisation des risques.

Une descente conjointe des autorités administratives et judiciaires
Dans ce contexte, une mission conjointe conduite par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Natitingou s’est rendue sur les lieux. La délégation comprenait également la Directrice de la Fonction publique de l’Atacora, le Directeur départemental de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, ainsi que le représentant du Directeur départemental des Affaires sociales.
L’objectif de cette visite était de constater les dégâts, d’évaluer les risques persistants et d’envisager les mesures appropriées face à la situation.

Une exploitation clandestine qui se poursuit
Sur le terrain, le constat reste préoccupant. Les activités d’orpaillage illégal se poursuivent sans interruption notable, malgré l’effondrement récent. Les exploitants continuent d’opérer avec des moyens rudimentaires, dans des conditions de sécurité extrêmement précaires.
Cette persistance de l’exploitation artisanale, en dépit du danger avéré, traduit l’ampleur du phénomène et la difficulté à faire respecter les interdictions.

Des disparitions massives évoquées
Selon plusieurs sources locales, plus d’une trentaine de personnes seraient toujours portées disparues, probablement ensevelies sous les décombres. À ce jour, aucun corps n’a été retrouvé et les recherches ont été interrompues, en raison notamment de la profondeur de la galerie effondrée.

Cette absence de récupération des victimes renforce l’émotion et l’inquiétude au sein des populations.
Des mesures de sécurisation annoncées
À l’issue de la visite, le procureur de la République a instruit le commissaire territorialement compétent de prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser le site. Cette mesure vise à prévenir de nouveaux incidents et à réaffirmer l’autorité de l’État.

Un site légalement concédé mais difficile à libérer
Le site de Koussigou Montagne est pourtant placé sous exploitation légale, à la suite d’un accord conclu entre l’État béninois et une société chinoise. Cependant, les exploitants illégaux continuent d’occuper les lieux, en dépit des mises en demeure des autorités locales, notamment celles du maire de Natitingou et du préfet de l’Atacora.

Des actions de sensibilisation inefficaces
Les tentatives de la direction départementale des mines pour obtenir un départ volontaire des occupants clandestins, à travers des campagnes de sensibilisation, n’ont pas produit les effets escomptés. Au contraire, le nombre de personnes présentes sur le site tend à augmenter.

Une situation à haut risque
La persistance de cette exploitation illégale met en lumière les limites des stratégies actuelles et pose la question d’une réponse plus contraignante.

À Koussigou Montagne, les conditions restent réunies pour de nouveaux drames.
Dans ce contexte, une application rigoureuse des textes en vigueur apparaît indispensable pour prévenir d’autres pertes humaines et rétablir l’ordre sur ce site devenu particulièrement sensible.

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