juillet 27, 2026

CRISE DIPLOMATIQUE BÉNIN-NIGER: Le général Tiani exige de « panser les plaies » avant tout accord de réouverture

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Trois ans après sa prise de pouvoir, le général Abdourahamane Tiani entrouvre la porte au dialogue avec Cotonou, mais sans précipitation. S’il reconnaît un net apaisement des tensions diplomatiques, le chef de la transition nigérienne pose ses conditions : aucune frontière ne sera rouverte tant que les séquelles de la crise ne seront pas pleinement résolues.

Lors d’un entretien accordé à la télévision nationale à l’occasion du 3ᵉ anniversaire de son accession au pouvoir, le dirigeant nigérien a acté l’amélioration des relations bilatérales, stimulée notamment par la visite au Niger du président béninois Romuald Wadagni début juin 2026.

Une avancée notable, mais insuffisante pour sceller une réconciliation immédiate. « Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il existe encore des traces, des plaies qu’il faudra d’abord panser et correctement soigner », a prévenu le général Tiani.

Pour Niamey, l’enjeu dépasse la simple levée des barrières : le Niger exige la mise en place de mécanismes juridiques et sécuritaires solides afin d’empêcher toute fermeture unilatérale future par l’un ou l’autre des États.

Alors qu’aucune date officielle n’a encore été avancée, la balle se trouve dans le camp des deux chancelleries. Entre volonté affichée de coopérer et prudence stratégique, le chemin vers une normalisation durable s’annonce exigeant.

Prospère CAKPO (Stg)

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