ÉTUDES ET ENTREPRENEURIAT: La double vie de certains Étudiants béninois
En plus d’affronter les bancs de l’université, ils ont fait le pari du monde des affaires. Vêtements, tissus, produits cosmétiques ou petits services : ces jeunes étudiants vendent un peu de tout pour générer leurs propres revenus. Une double réalité de plus en plus courante au sein de la jeunesse universitaire.
Qu’est-ce qui pousse ces jeunes à embrasser l’entrepreneuriat si tôt ? Les motivations sont multiples :
Faire face au manque de moyens financiers,
Couvrir leurs dépenses personnelles sans dépendre des parents,
Nourrir une passion précoce pour le commerce.
C’est précisément ce dernier point qui a guidé Déodora Allogbé, étudiante en deuxième année de Lettres Modernes à l’Université de Parakou et vendeuse de tissus. « C’est depuis le cours primaire que j’ai commencé à entreprendre avec ma grand-mère. Les week-ends, j’allais l’aider au marché », confie-t-elle.
Une immersion précoce soutenue par un déclic très pragmatique : l’amour de l’autonomie financière. Mais au-delà des histoires individuelles, la quête d’indépendance reste le dénominateur commun de toute cette génération d’étudiants-entrepreneurs.
Mener de front diplôme universitaire et activité économique s’apparente souvent à un numéro d’équilibriste. Alors, comment réussir à jongler entre les amphis et les affaires ?
Pour Déodora, le secret réside dans une gestion stricte du temps et le respect des priorités :
La présence en cours : Suivre les enseignements reste la priorité durant la semaine.
Le temps précieux des pauses : Exploiter les heures creuses et les week-ends pour prospecter et vendre. « Quand tu aimes ce que tu fais et que l’activité est rentable, tu trouves naturellement le moyen de t’organiser », résume-t-elle avec assurance.
Entre passion, rigueur et recherche de gain, ces étudiants prouvent qu’il est possible de préparer son diplôme tout en construisant, dès aujourd’hui, son autonomie de demain.
✍️ Alvine ALLOGOGO (Stg)
