GRILLE SALARIALE AU BÉNIN: Le gouvernement invite les travailleurs sous-payés à dénoncer leurs employeurs
Malgré la hausse du SMIG portée à 52 000 FCFA en 2023, de nombreuses entreprises béninoises persistent à payer leurs employés en dessous du seuil légal. Face à cette violation caractérisée du droit du travail, le gouvernement sort du silence et appelle les salariés à la dénonciation.
Recevoir 30 000 ou 40 000 FCFA par mois n’est pas seulement dérisoire, c’est illégal. Ce jeudi 23 juillet 2026, lors d’une intervention télévisée, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fermement rappelé que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) demeure fixé à 52 000 FCFA depuis plus de trois ans.
Afin de traquer les mauvais payeurs, l’Exécutif demande aux employés lésés de sortir de la résignation. La consigne est claire : saisir directement la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour signaler toute fraude. Ces dénonciations permettront de répertorier les entreprises hors-la-loi et de les convoquer devant les instances compétentes.
Interrogé sur une éventuelle revalorisation salariale à venir, le porte-parole a prôné la prudence. L’urgence du moment réside dans le respect strict du plancher actuel. Si une nouvelle augmentation reste envisageable d’ici 3 à 5 ans, elle demeurera conditionnée par la santé économique du pays et la capacité des entreprises du secteur privé à l’absorber sans compromettre l’emploi.
Pour mémoire, le SMIG a connu une hausse de 30 % au 1er janvier 2023, passant de 40 000 à 52 000 FCFA. Le gouvernement rappelle que cette disposition s’impose à tous les employeurs privés : le respect du salaire minimum est une obligation légale, non une faveur.
Prospère CAKPO (Stg)
