HARCÈLEMENT AU BÉNIN: L’insistance après un refus désormais qualifiée de pression sexuelle
Au Bénin, la loi rigoureuse en matière de harcèlement sexuel reste encore méconnue de nombreux citoyens. Pourtant, insister auprès d’une femme ou d’une jeune fille après un refus clair expose désormais l’auteur à de lourdes sanctions pénales.
Le harcèlement sexuel est sévèrement réprimé par la législation béninoise. Malgré cela, beaucoup ignorent encore qu’importuner une personne après un non explicite constitue une infraction. Qu’il s’agisse de messages répétitifs, de sollicitations incessantes ou de pressions pour obtenir des faveurs sexuelles contre la volonté de la victime, ces comportements entrent directement dans le cadre de la pression sexuelle.
Selon le Code pénal béninois, le consentement doit être libre et éclairé. Un « non » n’est pas négociable. Outrepasser ce refus crée un climat d’intimidation, de gêne et de peur pour la victime, ce que la justice punit fermement.
L’article 550 du Code pénal prévoit des peines allant de 1 à 2 ans d’emprisonnement et une amende fixée entre 500 000 et 1 000 000 de francs CFA pour toute personne reconnue coupable de harcèlement sexuel.
Cette disposition légale a pour objectif de protéger les femmes, les jeunes filles, et de manière générale, toute personne confrontée à des comportements répétés et non désirés à caractère sexuel. Les professionnels du droit le rappellent avec insistance : si déclarer sa flamme ou faire une proposition est légal, l’insistance excessive après un refus bascule immédiatement dans le domaine judiciaire.
Face à la récurrence de ces situations, les autorités publiques appellent les citoyens à adopter des comportements respectueux et encouragent vivement les victimes à signaler tout acte de pression ou d’intimidation sexuelle.
✍️ Par Joseph HOUNKPATIN
