juillet 29, 2026

JOURNÉE MONDIALE DE L’HÉPATITE: Connaître, dépister, traiter

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Chaque 28 juillet, le monde célèbre la Journée mondiale contre l’hépatite. L’objectif est simple : attirer l’attention sur une maladie silencieuse qui touche des millions de personnes et qui, pourtant, peut être évitée et soignée.

L’hépatite se définit comme une inflammation du foie, pouvant être aiguë ou chronique. Les causes sont multiples : si elle est le plus souvent virale (formes A, B, C, D et E), elle peut aussi être d’origine alcoolique, médicamenteuse, toxique ou liée à des maladies auto-immunes.

Le danger réside dans son caractère asymptomatique à ses débuts : les signes se résument souvent à de la fatigue, des nausées ou une jaunisse. Résultat, de nombreuses personnes vivent avec le virus pendant des années sans le savoir, s’exposant à de graves complications comme des lésions hépatiques, la cirrhose ou le cancer du foie. Les hépatites B et C sont d’ailleurs responsables de la majorité des décès liés à cette maladie dans le monde.

La transmission varie selon le type de virus :

Hépatites A et E : elles se transmettent par l’eau et les aliments contaminés, souvent en raison d’un manque d’hygiène.

Hépatites B, C et D : elles se propagent par le sang, les rapports sexuels non protégés, de la mère à l’enfant lors de l’accouchement, ou via du matériel médical, de scarification ou de tatouage non stérilisé. Partager une lame de rasoir ou une brosse à dents peut également suffire à contracter le virus.

Pour prévenir l’hépatite, le Docteur Éric Yass insiste sur des gestes simples mais essentiels :

La vaccination : elle existe pour les hépatites A et B et constitue le moyen de protection le plus efficace.

L’éviction des risques : il faut proscrire tout contact avec le sang et éviter le partage d’objets coupants ou piquants (lames, syringes, instruments de tatouage).

La protection sexuelle : le préservatif reste indispensable contre les modes de transmission sanguine et sexuelle.

L’hygiène stricte : le lavage des mains reste fondamental, en particulier pour prévenir les hépatites A et E.

La préservation du foie : concernant les causes non virales, il convient de limiter, voire d’éviter la consommation d’alcool et de médicaments hépatotoxiques.

Aujourd’hui, l’hépatite C se guérit dans plus de 95 % des cas grâce à des traitements d’une durée de 8 à 12 semaines. Quant à l’hépatite B, bien qu’on ne puisse pas toujours la guérir définitivement, des médicaments efficaces permettent de contrôler le virus et d’éviter les complications.

Le problème majeur réside dans le fait que 8 personnes sur 10 ignorent qu’elles sont porteuses. D’où l’importance capitale du dépistage : un simple test sanguin suffit. Plus tôt la maladie est découverte, plus tôt le foie est protégé.

Chaque édition de cette journée internationale met l’accent sur l’accès aux soins. L’urgence reste la même : faire tomber les barrières du coût, de l’ignorance et de la stigmatisation. Une personne dépistée est une personne qui peut être traitée ; une personne vaccinée est une personne protégée.

L’hépatite n’est pas une fatalité :

Elle se prévient par le vaccin et l’hygiène.

Elle se détecte par un test.

Elle se traite par des médicaments.

Ce 28 juillet, l’appel est clair : informons-nous, faisons-nous dépister, protégeons-nous et protégeons les autres. Parce qu’un foie en bonne santé, c’est une vie en bonne santé.

Azoumi KORA (Stg)

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