LUTTE CONTRE LE TRAFIC D’ENFANTS AU BÉNIN: 17 mineurs interceptés à Aplahoué en route pour la Côte d’Ivoire
Grâce à une action concertée des forces de l’ordre et des services sociaux, un réseau de convoyage clandestin a été démantelé à Aplahoué. Parmi les victimes, un jeune garçon passe actuellement son CEP à Lokossa.
Le dispositif national de protection de l’enfance vient de prouver une nouvelle fois son efficacité. Dans un communiqué radio-télévisé publié ce lundi 1ᵉʳ juin 2026, le Ministère de la Famille et de l’Action Sociale a annoncé l’interception, le 28 mai dernier à Aplahoué, d’un bus de transport interétatique. À son bord, dix-sept (17) enfants mineurs, originaires de plusieurs départements du Bénin, étaient en route pour la Côte d’Ivoire.
Cette opération coup de poing a été rendue possible grâce à une synergie d’action remarquable. Le ministère a tenu à saluer la réactivité et la parfaite collaboration entre la Police républicaine, les services sociaux, ainsi que les autorités locales, administratives et judiciaires.
Cette proactivité a permis de mettre immédiatement les enfants hors de danger. « Cette intervention témoigne de l’efficacité du dispositif national de protection de l’enfance et des efforts soutenus du Gouvernement dans la lutte contre le trafic et la mobilité transfrontalière irrégulière des enfants », souligne le communiqué signé par le Secrétaire Général du Ministère, Gérard M. Kpatindé.
Pour les 17 jeunes victimes, la prise en charge a été immédiate. Logés dans un environnement sécurisé, ils bénéficient d’un accompagnement adapté en vue de leur réinsertion familiale.
Signe d’une flexibilité et d’une attention humaine remarquable de la part des services compétents : l’un des enfants interceptés a pu être inscrit en urgence pour composer. Depuis ce lundi 1ᵉʳ juin, il prend part aux épreuves du Certificat d’Études Primaires (CEP) à Lokossa, préservant ainsi ses chances d’avenir académique malgré le traumatisme.
Du côté des trafiquants, la justice béninoise a déjà enclenché la vitesse supérieure. Des procédures judiciaires sont officiellement engagées pour que toutes les personnes impliquées dans ce réseau répondent de leurs actes.
Le Ministère de la Famille a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant à la vigilance collective. Les parents, les communautés et l’ensemble des citoyens sont invités à signaler tout comportement suspect ou à contacter gratuitement la Ligne d’Assistance aux Enfants via le numéro vert 138.
Le message du gouvernement est limpide : la mobilité transfrontalière des mineurs est strictement réglementée en République du Bénin. Quiconque violera ces dispositions s’exposera, ainsi que ses complices, à la rigueur inflexible de la loi.
